Le padel à l'Ekkiden : une histoire d'esprit d'équipe en mouvement
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Le parcours de Manoah Beral, Ingénieur Système Critique chez Ekkiden, est celui d’une curiosité qui ne s’est jamais arrêtée : de l’électronique analogique aux ondes électromagnétiques, jusqu’au code des systèmes critiques qui font voler les drones en toute sécurité. Il revient sur son parcours, ses missions et sa vision des grands défis de l’ingénierie logicielle embarquée.
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Chez Ekkiden, nos consultants sont des experts aux parcours riches. Nous avons rencontré Manoah pour parler de sécurité, de normes, de cybersécurité et d’IA dans le logiciel embarqué critique.
Rien n’était tracé d’avance. Manoah commence par un DUT en génie électrique et informatique industrielle, où il apprend à décrypter l’électronique analogique et numérique : comment l’électricité est gérée, stockée, transformée et distribuée. Puis vient un déclic pour le monde invisible de la propagation et du traitement du signal, qui l’oriente vers une licence professionnelle en radiocommunication. Il n’y regarde plus seulement des circuits, mais la façon dont les systèmes communiquent entre eux, à travers les ondes et les antennes.
Il veut ensuite assembler toutes ces briques. Son master en systèmes et microsystèmes embarqués fusionne électronique et informatique, avec la programmation bas niveau au cœur de la machine. Son passage au LAAS-CNRS, où il conçoit des systèmes de surveillance d’écosystèmes, confirme son choix : l’ingénierie des systèmes.
Ses premiers pas professionnels se font chez Dassault Aviation, qu’il décrit comme « une véritable école de la rigueur » et qui l’ancre durablement dans l’aéronautique.
Beaucoup imaginent qu’il suffit de programmer et de tester les logiciels de drones. Ce n’est qu’une partie du rôle de Manoah. Sa mission actuelle consiste à faire qualifier des drones existants pour qu’ils puissent voler dans de nouveaux environnements. Il implémente du code bas niveau sur microcontrôleurs en C et C++, pour des systèmes temps réel qui doivent répondre très vite. Il vérifie ensuite que ce code répond aux critères de performance et de robustesse. En tant qu’ingénieur système, il veille aussi à ce que le projet respecte les règles fixées par les autorités pour voler dans un espace aérien.
« Je crée du code qui n’a tout simplement pas le droit de planter en plein vol. »
Pour que tout reste démontrable lors d’un audit, Manoah suit chaque exigence avec l’outil DOORS. Une exigence ne peut pas y être simplement supprimée : même si un client n’en a plus besoin, la suppression reste tracée, avec sa date et son contexte.
Le niveau d’exigence dépend de la criticité du système. Après la norme DO-178C, référence historique du logiciel embarqué aéronautique, Manoah travaille aujourd’hui avec les niveaux SAIL, qui suivent la même logique. Un composant à faible risque, comme un port USB qui diffuse un film dans un avion, a peu d’exigences. Tout ce qui touche à la sécurité du vol en a beaucoup plus.
« Plus un système a d'impact sur l'aéronef, plus sa criticité augmente et plus les règles à respecter sont nombreuses. »
Le premier défi est la sécurité. À mesure que les drones circuleront dans l’espace aérien des grandes métropoles , il faudra prouver aux autorités qu’ils ne s’écraseront pas sur une zone peuplée. Cela suppose de pousser toujours plus loin les tests et les analyses.
« Il faudra garantir et prouver aux autorités qu’un drone ne s’écrasera pas de manière intempestive sur une ville avec des civils. »
La cybersécurité s’y ajoute. Un drone suit un plan de vol avec des zones autorisées et des zones interdites. Si la protection n’a pas été pensée dès la conception, ce plan peut être modifié par une intrusion : de fausses données GPS pour le faire dévier, ou une désactivation à distance de la ventilation, qui peut provoquer une surchauffe au-dessus d’un secteur sensible. Des moyens existent pour renforcer la robustesse de l’appareil, mais...
« Le risque zéro n’existe pas. »
Quand une erreur est détectée tard dans le cycle de développement, Manoah commence par comprendre pourquoi elle survient, comment elle se répète et quel est son impact réel. Tous les problèmes ne se valent pas : une panne de climatisation dans une voiture n’a pas le même poids qu’une défaillance des freins. Une fois le problème cerné, il construit un plan avec les équipes logiciel, mécanique et intégration pour trouver une solution collectivement.
L’IA, enfin, s’intègre rapidement dans un secteur qui garde un esprit start-up. Pour Manoah, elle va faire évoluer le métier de développeur vers un rôle d’intégration : recevoir une réponse à un problème, l’intégrer à l’existant et s’assurer que l’ensemble reste cohérent.
« Notre rôle sera principalement d’assembler et de fiabiliser des briques technologiques. »
Chaque nouveau client arrive avec des besoins spécifiques. Un exemple : un agriculteur qui veut surveiller ses parcelles pour repérer les zones bien arrosées, les terrains asséchés ou vérifier que tout son champ a été ensemencé. Y répondre demande de développer des drones et des interfaces capables de traiter rapidement les données utiles. Cette diversité de projets nourrit l’innovation au quotidien.
Passé par le conseil, Manoah pensait s’en éloigner. Puis il a été contacté par Arthur, et l’échange a été différent : « cordial, presque amical ». C’est ce qui lui a donné envie de poursuivre l’aventure avec Ekkiden. En mission depuis sept mois, il se sent bien accompagné.
« Je sais que si j’ai un souci, je peux échanger facilement, et que je serai écouté. »
« Soyez polyvalent, curieux, et une fois en poste : rigoureux et fiable. »
Le parcours de Manoah illustre quelque chose d'essentiel chez Ekkiden : nous croyons que les meilleurs consultants ne sont pas seulement des experts techniques, ce sont des personnalités qui apportent leur vécu, leur curiosité et leur exigence à chaque mission.
Si vous êtes ingénieur logiciel embarqué, spécialiste des systèmes critiques, ou passionné par l'aéronautique et les drones, et que vous cherchez une structure qui vous accompagne vraiment dans votre développement professionnel, nous serions ravis d'échanger avec vous.
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